Bienvenue à salsa timba Perpignan ! Nous vous invitons dans le monde de la musique . . . . ….. . . … et de la danse Afro-caribéenne. Festivals, concerts, soirées et cours de salsa cubaine!!!
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 17:17
Javier came to the UK 8 years ago from Havana Cuba, where he worked at the Castillito Cultural Centre and was involved in various musical activities. He has been DJ-ing in the UK since his arrival, playing Salsa and Timba Cubana, Reggaeton, latin Hip-Hop and R & B to suit the occasion. He was a finalist in the Bacardi’s DJ Competition at Havana, Hanover Square in 2003 and featured in iD :London magazine (October 2005 edition) as one of the UKs leading emerging acts in the urban latin music scene. He has been voted ‘best Cuban DJ’ in the UK at Cuba Uk’s International Cuban Salsa Congress, November 2006./7/8
He has supported many of Cuba’s greatest musicians in concert in the UK and France. These include as ‘los Van Van’, ‘Pupy y los que son son’, ‘Maykel Blanco’, ‘Elito Reve’, ‘Sierra Maestra’, ‘Osvaldo Chacon’, ‘Paulito FG’, ‘Sur Caribe’, ‘Manolito Simonet y su trabuco’ y ‘Candido Fabre’. He has also played at several one off and prestigious yearly events including:
▪ The ‘Havana Nights’ Red Cross Jubilee Ball at the Hilton Park Lane Dec 2003
▪ The Latin Splash Festival, Clapham 2003/4
▪ The Salsa UK International Congress 2004/5/6/7 Bognor Regis
▪ The Carnival del Pueblo, Burgess Park, London 2004/5/6/7
▪ Polo & Garden Party fundraiser for Childrens Cancer Charity 2004
▪ Tsunami Salsa Appeal, The Coloseum, Vauxhall 2005
▪ Club Cubana, Pontins Salsa Weekender March 2004/5/6/7/8
▪ Cuba UK’s Intl. Cuban Salsa Congress, Bodelwyddan Castle, Wales, Nov 2006/7/8
Previous regular club-nights he has played in London include Bar Salsa; The Oh Bar Camden; Salsa Central, Gt Portland St; Bar Cuba, Kensington and Havana Fiesta, Hanover Sq.
He has also plays or has played as guest DJ at the:-
Rumba caribe, London
Buena Vista Club, Oxford
Havana Nights, Hinckley
Buffalo Bar, Highbury & Islington
The Conga Club, Infernos, Clapham
The Loughborough Hotel, Brixton
Havana, Fulham
Afro Cuba Pati, Barbican, London
Club Havana in Liverpool
Rowing Club, Manchester
Pacha in Sharm El Sheik, EGYPT
Viva la Salsa, Club Latido, Amsterdam, NETHERLANDS
Tu Candela, Perugia, ITALY
Cantieri, Perugia, ITALY
Salsoul at The Atrium, Leeds
Salsa Explosion, Bournemouth
Currently, you can find him playing at:
Salsa Fusion (www.salsa-fusion.co.uk)
Wednesdays at Cuban-Connection, 4 Wild court ,Holborn WC2B 4AU
Thursday at fiesta Latina , tito’s bar .4-6 London bridge st, SE1 9SG
One Sunday at month .rumbon cubano. Tito’s bar4-6 london bridge st
Sundays at Cuba Linda Freddies Bar, Harrow
and as guest DJ at various clubs, events and concerts in London, the UK and Europe (see below for forthcoming events).
Confirmed forthcoming events include:
▪ Carnival de Cuba, Southwark Park, 28-29 June 2008
▪ Cuban Salsa Congress (Salsa Explosion), Bournemouth, 25-27 July 2008
▪ Rueda de Casino international competition, Norway, 5-8 September 2008
▪ Afro-Cuban Salsa Fiesta, Mundesley, 12-15 September 2008
▪ Cuba UK’s Intl. Cuban Salsa Congress, Bodelwyddan Castle, Wales, 28 Nov – 1 Dec 2008
. Christmas salsa rueda de casino weekend 5-8 dec 2008
. Salsa fusion Christmas party 20 dec 2008
. van van concert 7 marzo 2009 roundhouse camden town .london
. cuban salsa congress bournemout 27th to 29th (manolito simonet concert 28th march)
For bookings: mayunbero@hotmail.com or call 07879665808 www.djjavier.com
Bienvenue dans le repère d’El Zorro où se mélange toute la musique de Cuba. Certains me diront encore (malheureusement) « El Zorro » avec le sergent Garcia. Non El Zorro c’est plutôt ça :
El Zorro c’est la rencontre de deux hommes, deux musiciens, deux continents différents mais qui battent aux mêmes rythmes, ceux de la musique et de Cuba ; l’un est né dedans (Gustavo) l’autre est tombé dedans (Martin) mais au final comme ils le disent si bien « somos hermanos » (nous sommes frères).
El Zorro c’est aussi et surtout le pilier et le fondateur du groupe, le surnom de Martin Richard Lehner : Pianiste, tromboniste, compositeur, producteur. Né en Suisse, il y étudie le jazz, ainsi que le trombone au conservatoire de Winterthur. En 1989 et dans les années qui suivent, il devient professeur de trombone et de théorie musicale à l’école de jazz et à l’université de Zurich, ainsi que directeur du département de Jazz du « Zurich Conservatory Classical and Jazz ».
En même temps il se passionne pour la musique cubaine, joue déjà dans différents groupes. Mais c’est quand il part en 1995 à Cuba pour parfaire ses connaissances que tout change et qu’il en revient avec un projet phénoménal : « El Zorro ».
Ce projet n’aurait pu se faire d’ailleurs sans une autre personne : Gustavo Carlos Duran Anaya « El Buda ». C’est à Santiago de Cuba et à la Havane qu’il y apprend la musique. Tromboniste, il joua d’abord pour l’Orquesta Sinfonica del Oriente et fut membre d’autres groupes dont Los Tainos, Los Kinin, Chan Chan ainsi que les mythiques Sur Caribe et Elio Reve y su Charangon.
De l’amitié entre ces deux hommes, naît alors le groupe « El Zorro ». Dés lors ils ont l’intelligence de mêler les compositions de Martin Richard Lehner, leurs musiques et leurs savoirs aux plus grandes voix de Cuba.
En effet, l’incomparable Mayito Rivera, musicien mais aussi chanteur d’un des plus grands groupes de Cuba « Los Van Van » participe à presque chaque album. Il chantera entre autre « Volando », « Te Fuiste », « Somos Hermanos », « Frio Frio », « Cuarenta y seis », « Llego, Llego ».
Angel Bonne, quant à lui, n’est pas en reste non plus. Musicien, saxophoniste, chanteur, il rejoindra également les « Van Van », participera à d’autres projets comme avec Pupy ou Sur Caribe et intégrera lui aussi l’équipe d’El Zorro. Il y chante « Para », « Te doy me mano », « El Fenomeno », « El Sapo », « Mi Tierra », « La Rumba Te Llama »…
D’autres chanteurs célèbres viennent s’y ajouter. Il y a Roberto Pulido Gonzales (Charanga Forever) avec « Ay, Como Me Sube », Osdalgia (Bamboleo) avec « El Zorro », « Lloro », Nelson Manuel avec « Relajate », « Maria », mais aussi Evelio Jaz Ramos sur l’album « Somos Hermanos ». Entourés de tous ses musiciens de talent, ils nous font rentrer dans leur univers.
En effet, ils nous entraînent sur les rives de Cuba, à la Havane et dans le pays tout entier à travers leur amitié aux sons de la Timba, du Cha Cha Cha, du Son, du Boléro, de la Salsa, du Danzon, du Guaguanco et de la Rumba.
Les textes sont principalement écrits par Martin Richard Lehner et les sujets sont divers et variés. Et bien qu’il s’agisse d’un groupe cubano-suisse, Cuba est là, dans toute sa complexité autant dans la pauvreté, le désespoir, la délinquance (« Oh La Habana ») que dans la joie et l’amitié (« Somos Hermanos », « El Zorro », « Te doy me mano »), ainsi que dans l’amour et la religion.
Il y évoque alors la joie de vivre là -bas le rhum, le soleil, l’amour, la rumba, l’amitié, la vie et ses difficultés. Il y invoque les dieux de la religion Yoruba : entre autre Elegua (dieu des chemins, patron des croisements et gardien des portes) et Orula (devin et gardien de la connaissance).
Teintée de Timba mais pas seulement, leur musique fuse, leur musique est éclectique. Le Cha Cha Cha (« Mi Tierra ») côtoie aussi bien le Boléro (« Te Lo Juro ») que la Timba (« Frio Frio ») ainsi que la salsa romantica (« Sobrenaturalo »).
De leur premier album « La Vida Entera » jusqu’au dernier « Ay, Como Me Sube », on note une évolution certaine. En effet, influencés certainement par les classiques et les grands groupes de Cuba, ils ont su se démarquer et trouver leur style, leur propre rythme et leur propre musique : la patte « El Zorro ».
De la réunion de personnalités diverses, ils ont su créer un groupe à part, c’est ce qui fait leur différence, leur richesse, une complémentarité de chaque instant.
Myriam : La première question qui me vient à l’esprit, c’est pourquoi El Zorro ? Pourquoi ce surnom ?
Martin Richard Lehner : Lorsque je me suis rendu pour la deuxième fois à Cuba, j’avais quelques compositions originales dans mes bagages. L’idée était de présenter à Gustavo et à d’autres musiciens cubains mes nouvelles compositions. J’étais curieux de connaître leurs opinions. Une grande partie de ces musiciens cubains ne pouvait pas croire qu’un type suisse, comme moi, ai pu écrire ces airs-là. Donc, ils m’ont appelé « Zorro » (le renard). Ce qui signifie que je suis un garçon futé, intelligent et habile. Vu que j’avais hérité de ce surnom typiquement Cubain « El Zorro », j’ai donc décidé de l’utiliser pour ce projet suisso-cubain.
Myriam : D’où vous vient votre passion pour la musique cubaine ?
Martin Richard Lehner : Au cours de mes études de musique, j’ai commencé à jouer de la musique latine et de la Salsa. Et bien sûr, à un moment donné, j’ai découvert la richesse de la musique cubaine. La salsa cubaine (appelée Timba) est riche de la culture musicale cubaine, comme le Danzon, le Son, le Guaguanco (la rumba cubaine), la Santeria (les rythmes religieux). Elle est aussi mélangée à des éléments nouveaux de différents styles musicaux tels que le Jazz, le Funk, le Rock, la Pop et le Hip Hop. Cette combinaison rend la Timba très complexe et intéressante. Je n’ai jamais vu un pays avec un tel niveau de compréhension de la complexité musicale comme Cuba. Du bébé à la grand-mère, l’ensemble du pays danse sur la Timba, et la Timba (je vous parle en connaisseur) n’est pas une oeuvre musicale facile.
Myriam : Quels sont les groupes cubains qui vous ont le plus influencés ou qui vous inspirent le plus ?
Martin Richard Lehner :Au début, il y eut le magnifique groupe Los Van Van, plus tard, la Charanga Habanera (timba Creasy-bands) et Manolin « El Médico de la Salsa ». Egalement Paulito F.G. mais pas seulement en hommage au chanteur Paulito, en hommage aussi aux deux des plus grands arrangeurs de la musique cubaine : Juan Manuel Ceruto et Joaquín Betancourt. Enfin j’aime aussi Issac Delgado, Manolito, Bamboleo et Maravillas de Florida. Pour le moment, je ne suis pas vraiment influencé par un groupe cubain, mais je suis devenu un grand fan du groupe « Guaco » du Venezuela.
Myriam : Même si on connaît un peu votre histoire, racontez nous votre rencontre avec Gustavo Carlos Duran Anaya « El Buda ».
Martin Richard Lehner : La première fois où j’ai voyagé pendant 4 semaines à Cuba, j’ai passé 2 semaines à Santiago. Chaque matin, j’ai eu là, quelques leçons de percussions. Pour ne pas perdre la main (pour l’entretien) j’ai aussi pratiqué le trombone et pour cela je jouais sur une terrasse. Donc tout le monde pouvait m’écouter jouer dans le quartier. Un matin, Frankis un tromboniste cubain est passé dans la rue, histoire de savoir qui diable jouait ici. Plus tard Frankis m’a présenté Gustavo. Tous les deux, Frankis et Gustavo jouaient dans l’orchestre symphonique de Santiago. J’ai passé des moments agréables et intéressants avec Gustavo, et ainsi nous sommes devenus amis.
Myriam : Comment vous est venue l’idée de créer un groupe ? Et d’y associer de grands chanteurs tels que Mayito Rivera et Angel Bonne ?
Martin Richard Lehner : Depuis 8 ans, j’ai une formation suisse d’El Zorro. Cela signifie que je joue, principalement en Suisse, avec des musiciens suisses et cubains (vivant en Suisse). En novembre 2009, le Festival « Aqui Cuba » m’a fait une offre très intéressante pour jouer au festival et inviter Angel Bonne en guest star. Nous avons eu beaucoup de plaisir à jouer quelques concerts avec Angel, et nous avons eu beaucoup de succès alors nous avons décidé d’organiser d’autres concerts au mois de juillet 2010. Nous allons jouer en Suisse, en Pologne, en Italie et peut-être à nouveau en France. Nous verrons ce que l’avenir nous réserve.
Myriam : En tant que parolier, d’où vous vient votre inspiration ? Avez-vous des thèmes privilégiés ?
Martin Richard Lehner : Très bonne question, je ne sais vraiment pas. Parfois, j’entends une phrase, une partie du texte d’une chanson et après, je pense, « oh cela pourrait être un thème sympa pour une nouvelle chanson. » Une autre fois, je regardais les nouvelles à la télé et j’ai vu des gens se battre pour des raisons religieuses. Après cela, il fut évident pour moi que je devais écrire une chanson pour dénoncer cette folie. Cela a donné la chanson «Para! ». Le plus populaire est le thème de l’amour dans mes chansons. La relation entre un homme et une femme est encore un thème important dans la vie de chacun.
Myriam : A votre avis en quoi votre musique sort-elle du lot ?
Martin Richard Lehner : La différence vient de mon héritage culturel. J’ai grandi en écoutant toutes sortes de musiques à la radio. La Suisse n’a pas vraiment sa propre musique. Hormis certains yodels, mais, sérieusement, oubliez cela. La Suisse n’a pas d’origine ethnique. Nous sommes issus de différentes nations.
Je tiens donc à dire que je ne suis pas enfermé dans un type particulier de musique. La plupart des compositeurs cubains pensent d’abord au groove (à l’aspect rythmique) et ensuite à la mélodie et à l’harmonie. Réfléchissez à cela, « combien de succès internationaux cubains y a t-il eu dans le passé? » Bon, vous vous souvenez de quelques uns. Faites la même chose avec la musique brésilienne, et vous obtiendrez beaucoup plus de mélodies à succès. Je tiens à expliquer que les Cubains sont très forts dans les rythmes mais pas vraiment dans les mélodies. Lorsque je compose la musique, je pense indifféremment le groove, les harmonies et les mélodies en même temps, et peut-être que cela me donne des résultats différents, comme d’autres groupes cubains.
Myriam : Comment le groupe « El Zorro » est-il perçu en Suisse ?
Martin Richard Lehner : Très, très mal. Malheureusement, un « Prophète » n’a pas les honneurs dans son propre pays. J’ai beaucoup plus de succès en Italie, en Espagne, en France et en Allemagne.
Myriam : Envisagez-vous de faire une tournée en Europe ?
Martin Richard Lehner : Oui, je suis maintenant en train d’organiser quelques concerts en Juillet 2010 à nouveau avec Angel Bonne. Nous allons jouer en Suisse, en Pologne, en Italie et peut-être à nouveau en France.
Myriam : Y a-t-il un cinquième CD en préparation et si oui, peut-on s’attendre à des surprises ?
Martin Richard Lehner : Oui, il y a un 5ième CD en préparation, et il y aura un tas de surprises. J’espère que la production sera achevée pour l’été 2010. Je sais que certains auditeurs aimeront la musique et d’autres pas. Comment puis-je le savoir? La seule chose que je sais c’est qu’il y aura de nombreuses nouveautés dans les prochains CD. Exactement comme vous l’écrivez dans la biographie, tout nouveau CD est une nouvelle étape vers une orientation nouvelle. La musique doit vivre et la musique doit changer, doit se développer, sinon, elle meurt.
Myriam : Enfin désirez vous laissez un petit message à votre public français.
Martin Richard Lehner : Pas vraiment un message, mais leur dire merci à tous d’écouter ma musique … (et bien sûr demander de télécharger légalement sur un portail Internet ou d’acheter les CD dans un magasin).
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 17:36
El Zorro
Martin Richard Lehner
Welcome to the world of El Zorro, a melting pot of all Cuban music. Unfortunately some people wil still link the name of El Zorro to that of Sergeant Garcia, but no, El Zorro is now this:
El Zorro is the coming together of two men, of two musicians, of two continents which beat to the same rhythms, the rhythms of music and of Cuba; one was born into it (Gustavo), the other fell into it (Martin), but they sum it up so well “Somos Hermanos” (we are brothers).
El Zorro is also and most importantly the mainstay and the founder of the band, the stagename of Martin Richar Lenher: pianist, trombone player, compositor, producer. Born in Switzerland, he studied jazz in addition to the trombone at Winterthur academy of music. From 1989 on, he taught the trombone and musical theory at both the jazz school and the university in Zurich, while becoming head of the jazz department at the “Zurich Conservatory Classical and Jazz”.
At the same time he develops a passion for Cuban music, while already playing in different bands. But after a journey to Cuba in 1995 to find out more, he decides to change and comes back with the fantastic idea of forming “El Zorro”.
This could not have taken from without one man: Gustavo Carlos Duran Anaya “ El Buda”. He studied music in Santiago de Cuba and in Havana. He played the trombone first of all with the Orquesta Sinfonica del Oriente and then later with other bands, Los Tainos, Los Kinin, Chan Chan as well as with the mythic Sur Caribe and Elio Reve y su Charangon.
The “El Zorro” band was born out of the friendship of these two men. Immediately they came up with the winning idea of mixing together Martin Richar Lenher’s compositions, their music and their know-how, with the greatest voices of Cuba.
Indeed, the incomparable Mayito Rivera, musician but also singer with one of the most important Cuban bands “Los Van Van”, was present on almost every album. He performed amongst others “Volando”, “Te Fuiste”, “Somos Hermanos”, “Frio Frio”, “Cuarenta y seis”, “Llego, Llego”.
As for Angel Bonne, he took an equal part in things. Musician, saxophone player, singer, he joined the “Van Van”, he participated in other projects with Pupy or Sur Caribe and joined the team of El Zorro. He sang “Para”, “Te doy me mano”, “El Fenomeno”, “El Sapo”, “Mi Tierra”, “La Rumba Te Llama”…
Other famous singers joined them. There was Roberto Pulido Gonzales (Charanga Forever) with “Ay, Como Me Sube”, Osdalgia (Bamboleo) with “El Zorro”, “Lloro”, Nelson Manuel with “Relajate”, “Maria”, but also Evelio Jaz Ramos on the album “Somos Hermanos”. Surrounded by all these talented musicians, they introduced us to their world.
Indeed they carry us to the shores of Cuba, to Havana and throughout the whole country on their friendship to the sounds of the Timba, the Cha Cha Cha, the Son, the Boléro, the Salsa, the Danzon, the Guaguanco and the Rumba.
The lyrics, coverning a great variety of subjects, are chiefly written by Martin Richard Lenher. Althougt the band is of Cuban/ Swiss origin, Cuba is omnipresent in all its complexity, as in its poverty, its despair, its delinquance (“Oh La Habana”) as well as in its joy and its friendship (“Somos Hermanos”, “El Zorro”, “Te Doy me mano”), and also in its love and its religion.
He evokes the joy of living there, the rum, the sunshine, love, the rumba, friendship, life and its difficulties. He invokes the gods of the Yoruba religion: among others, Elegua (the god of the pathways; patron saint of crossroads and keeper of the doors) and Orula (prophet and keeper of all knowledge).
Their music is not only reminiscent of Timba, it unites but it is also eclectic. The Cha Cha Cha (“Mi Tierra”) flirts with the Bolero (“Te Lo Juro”) and the Timba (“Frio Frio”) as well as with the salsa romantica (“Sobrenaturalo”).
A certain evolution is discernible since their first album “La Vida Entera” right up to their last “Ay, Como Me Sube”. Even though influenced without doubt by classical and well-known Cuban bands, they have managed to create their own individual style of music and rhythm, the distinctive sound of “El Zorro”.
An exceptional band has been formed through the merging of their diffferent personalities, this is what makes them different, rich and always complementary.
Myriam : The first question that comes to mind is why the stagename “El Zorro”?
Martin Richard Lenher : When I traveled the second time to Cuba, I had some original compositions in my luggage. The idea was to present Gustavo and other cuban musicians my new compositions. I was very curios about here opinions. A lot of this cuban musicians couldn’t believe that a Swiss guy, like me, wrote this tunes. So they call me “zorro” (fox), what is mining, that I am a smart, intelligent and clever boy. From this I earned my proper cuban nickname “el zorro”, and I decide to use this name for this swiss/cuban joint venture project.
Myriam : Where does your interest in Cuban music stem from?
Martin Richard Lenher : During my studies in music I started to play Latin and Salsa music. And of course sooner or later I discovered the richness in the Cuban music. The Cuban Salsa (called Timba) is full of the Cuban music culture like, Danzon, Son, Guaguanco (cuban rumba), Santeria (religious rhythms). Mixed with new elements of music stiles like, Jazz, Funk, Rock, Pop and Hip Hop. This mix makes the Timba very complex and interesting. I never saw a country with such a high level of understanding in complex music like Cuba. From a baby to a grandma the whole country is dancing to Timba, and Timba (believe me as a musician) is really not a simple piece of music.
Myriam : Which Cuban bands have most influenced you or are still influencing you?
Martin Richard Lenher : In the beginning it was the wonderful band Los Van Van, later the creasy timba-bands La Charanga Habanera and Manolin “El Medico De La Salsa”. Also Paulito F.G. but not only because of the singer Paulito, because of the just two of the greatest arrangers in the cuban music; Juan Manuel Ceruto and Joaquín Betancourt. Finaly I like also Issac Delgado, Manolito, Bamboleo and Maravillas De Florida. At the moment I am not really influenced by a cuban band, but I became a big fan of the band “Guaco” from Venezuela.
Myriam : Even if we already know quite a lot about your background, tell us about your first meeting with Gustavo Carlos Duran Anaya “ El Buda”.
Martin Richard Lenher : First time when I traveled for 4 weeks to Cuba, I was 2 weeks in Santiago. Every morning I had there some lessons in playing percussion. To not loose my jobs on my trombone (stay in a good condition) practice also on my trombone. And the place was on a terrace. So everybody could here my playing in the neighborhood. 3. morning a cuban trombone player Frankis passed the street to check out, who the hell is playing here. Later Frankis introduced me Gustavo. Both of them Frankis and Gustavo were playing in the symphonic orchestra from Santiago. I spent some nice and interesting times together with Gustavo, and so we became friends.
Myriam : How did you decide to form a band? And to invite famous singers like Mayito Rivera and Angel Bonne?
Martin Richard Lenher : Since 8 years I have a swiss edition from El Zorro. It’s means, I am playing with swiss and cuban musicians (living in Switzerland) mostly here in Switzerland. Last november 2009 the festival “Aqui Cuba” made me a very kind offer to play at your festival and to invite a guest star Angel Bonne. We had a lot of fun to play some concerts with Angel, and we had big success, so we decide to organize some concerts more in july next year 2010. We will play in Switzerland, Poland, Italy and maybe in France again. We will see what the future brings.
Myriam : Where do you find your inspiration for your lyrics? Do you have a preference for certain themes?
Martin Richard Lenher : This is a good questions. I don’t really know it. Sometimes I heard somewhere a text phrase from a song and later I am thinking, oh this could be a nice theme also for a new song. An other story is, I was watching the news on tv, and I saw people fighting because of religions. After that for me it was clear to write a song against this madness. So the song “Para!” originated. Most popular is the theme about love in my songs. The relationship between a man and a woman is still important in everybody’s life.
Myriam : what do you think differentiates your music from the rest?
Martin Richard Lenher : The difference comes from my background. I grow up with all kind of music playing by the radio stations. Switzerland hasn’t really his own music. Okay some yodeling, but in serious forget this. Switzerland isn’t an ethic origin. We are formed from different nations. So, I like to say, that I am not detained in tight corset of special type of music. Most of cuban composers are thinking first in the groove (rhythmical aspect) and secondly about melody and harmony. Think about this, how many world hits had Cuba in the past? Okay you will remember a hand full. Make the same thing with brazilian music, and you will get a lot more favorite melodies. I like to explain, that cubans are very strong in rhythms but not really in melodies. When I am composing music, I am thinking differnent in groove, harmonies and melody at the same time, and maybe this gives me some different results like other cuban bands.
Myriam : How is “El Zorro” perceived in Switzerland?
Martin Richard Lenher : Very, very bad. Unfortunately a “prophet“ has no honour in his own country. I have a lot more success in Italy, Spain, France and Germany.
Myriam : Will you be going on tour in Europe?
Martin Richard Lenher : Yes I am now in the organization about some concerts in July 2010 again with Angel Bonne. We will play in Switzerland, Poland, Italy and maybe in France again.
Myriam : Is there a fifth CD in preparation and if so, will there be any surprises?
Martin Richard Lenher : Yes there is a 5. CD in preparation, and there will be a bunch of surprises. I’m hoping, that the production will be finished in next summer 2010. I’m sure, that some listener will love the music and some others don’t like it. How can I know that? I know it, because all of the changes in the music they will be in the next CD. Exactly like you wrote in the biography, every new CD is a new step in a new direction. Music must live and music has to change, has to develop, if not, it will be dead.
Myriam : Finally, would you like to pass on a message to your followers in France?
Martin Richard Lenher : Not really a message, but saying thank you all for listening my music…(and of course saying thank you to download it legal on an internet portal or to buy CDs on a shop).
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 19:34
Ecouter le Trabuco c’est comme si on avait … le privilège de vivre dans la ville du swing « Privilegio de vivir en la ciudad del swing ». C’est le swing de la musique, de la salsa, du jazz, du son, du cha cha, du mambo, du danzon, de la timba, des sons afro-cubains et internationaux qui en émanent. C’est aussi le swing des danseurs, une musique faite pour et par eux : « la proue pointe vers le danseur, c’est lui qui guide chaque manœuvre ». Mais le Trabuco c’est également une charanga particulière, des musiciens incroyables et un homme : Manuel Perfecto Simonet Perez alias « Manolito ».
En effet le Trabuco c’est d’abord l’ascension musicale d’un homme : Manolito Simonet. Né à Camagüey en 1961, entouré de musiciens dans sa famille (principalement des joueurs de tres) il y apprendra la musique. Autodidacte, il commence d’abord par les percussions vers l’âge de 5, 6 ans puis par le tres (petite guitare cubaine à trois cordes doublées) et le piano ainsi que la guitare et la basse, en intégrant le « Movimiento de Artistas Aficionados » et en prenant des cours privés : « J’ai rejoint le mouvement des amateurs, et c’est là que j’ai appris à jouer du tres et du piano, deux instruments qui ont beaucoup de choses en commun ».
Par la suite, il joue dans différents groupes comme pianiste et tresero avec l’Orquesta Inspiration (actuellement Tinima), la formation rock Lagrimas Negra, l’ensemble de Senen Suarez et le Son 14.
Enfin il intègre la Maravilla de Florida comme pianiste. Il y apprendra à travailler avec des violons. Et surtout grâce à Fernando Cabrera1, il en deviendra son directeur, orchestrateur et compositeur : « Il a été celui qui m’a enseigné l’orchestration, celui qui m’a tout enseigné ».
Fort de cet enrichissement, il ne s’arrêtera pas là et crée en 1993 son propre groupe « Manolito Simonet y su Trabuco2 » : à Cuba « la force, la puissance d’une équipe ». A cela s’ajoute la puissance d’un son, d’une musique. Dés février 1993, le Trabuco est né et est déjà prêt à nous faire danser. En effet, à la surprise générale et à quelques semaines de sa création, il partage déjà la scène avec le mythique groupe « Los Van Van » de Juan Formell.
Ainsi donc, influencé depuis tout petit par les orchestres de type charanga et par son expérience à la Maravilla de Florida, Manolito Simonet s’efforcera de concilier cette musique des années 1940-1950 basée sur une formation traditionnelle (violon, violoncelle, flûte) avec les sons nouveaux et actuels.
De ce fait, dans sa charanga violon, violoncelle, flûte côtoient trompettes, trombones, il y ajoutera piano, congas, basse, tambour, timbales ainsi que batterie et synthétiseur pour les exigences de la danse des grandes foules : « l’orchestre doit se faire entendre bien fort, bien afro ».
Il s’entoure alors de musiciens hors pair et talentueux : Osiris Martinez au clavier, Yuri Noguera à la batterie. Ce dernier sera rejoint plus tard par le batteur Roicel Riveron Mederos qui occupe une place importante au sein du trabuco, énergique, virtuose mais toujours juste. Il aura d’abord étudié le trombone pour s’orienter vers la batterie où il excelle.
On y trouve aussi les fidèles : David Bencomo à la flûte, Orestes Calderon au violoncelle, Eutemio Nicolas Gaston au violon, les trompettistes Cristobal Ferrer et Rafael Arbolaez Suarez, les trombonistes Leonardo Alarcon et Ivanovis Garzon Tabares. La section rythmique, elle, comprend Jorge Luis Guerra au guiro, Eduardo Mora à la basse et Evelio Delfin Ramos Batista au congas.
Pour ce qui est du chant, il s’est entouré, là aussi, de voix incomparables : l’incontournable et charismatique Sixto Llorente « El Indio » (ex membre du groupe Aliamen) un des meilleurs improvisateur de Timba, mais aussi grand amateur de musique traditionnelle et de Son (il le prouve dans son album solo : « Espíritu y tradición ») ; le chanteur et compositeur Ricardo Amaray qui a écrit pour le Trabuco plusieurs titres dont « Amor Matematica », « Saliditas Contigo », « la Ciudad », « Tú Me Dijiste Mentiras » ainsi que pour la Charanga Habanera « « Abusadora », « Ella es como es » ; Rosendo « El Gallo » Diaz qui participa aux cinq premiers albums et qui parti pour rejoindre l’Orchestra Revé.
Ils formèrent alors à l’époque, en plus de Manolito Simonet, un quatuor de rêve, sans oublier les cœurs qui les accompagnent, notamment David Bencomo (aussi flûtiste), Carlos Calunda (ex membre du groupe Klimax, qui chante aussi sur l’album « Se Rompieron Los Termometros ») et Yainnier Rodriguez.
Enfin les deux chanteurs les plus récents à être entrés dans le Trabuco sont Lázaro Alejandro Díaz Casanova « Miami » et Norisley « El Noro » Valladares Gómez ; le premier avec son style particulier, un peu rappeur et ses chorégraphies délirantes, a déjà fait parti de différents groupes dont la Charanga Habanera et Azucar Negra ; le second, lui a remplacé « El Indio » en 2007 mais il avait déjà fait ses armes pendant deux ans avec Maikel Blanco y su Salsa Mayor.
Quant à Manolito Simonet, il jongle entre le piano qu’il affectionne, le chant, la composition des chansons, l’orchestration et la direction du groupe.
Fort de cette équipe, il en extraira un son particulier, une tonalité qui ne sied qu’au Trabuco. En effet, de ses expériences passées, il a un rêve, mélanger les violons traditionnels avec la section des cuivres : « J’ai détourné les violons de leur rôle d’accompagnement pour leur faire jouer les parties des instruments à vent ». Il a aussi perfectionné son travail sur les trombones comme dans la chanson « Marcando la distancia » il dira lui-même que sur cette chanson il a écrit les trombones d’une manière différente et meilleure.
De ce travail, de cette complexité, des musiciens « locos », de cette orchestration qui consiste à répartir les phrases musicales entre les divers instruments d’un groupe, de tout cela il en retire un résultat particulier qui nous permet alors d’écouter une phrase musicale commencée à la flûte se terminer au violon, après avoir fait un passage par les cuivres, le tout ponctué par les percussions et tout cela sans jamais perdre de vue le danseur !!!
De plus, se qui rend le Trabuco différent d’autres groupes actuels cubains, c’est aussi son répertoire et son éclectisme musicale. En effet, sa musique est empreinte de son « Tú Me Dijiste Mentiras » (balade son) « La Rosa Oriental » (son traditionnel), salsa, boléro « esas cosas », cha cha « Se Rompieron Los Termómetros » (cha cha fusion), danzon, guaracha « El Diablo Colorao », timba, jazz, rap… Et dans une même chanson, on peut passer du jazz à la timba en passant aussi par la rumba comme dans la « Raspadura » : « pa’ que escuche la jazz band ».
C’est alors une surprise à chaque nouvelle chanson, ou passé l’intro (parfois un peu jazzy, un peu folk) on se retrouve dans l’univers de la timba (« Hablando en serio », « La Habana Me Llama »), du son ou d’un autre courant (« relampago » avec son univers des années 50 qui vers la fin se termine en timba »). D’autres chansons sont au contraire très rythmées du début à la fin : « Llegó La Música Cubana », « Marcando la distancia », « Comunicate ». D’autres encore sont beaucoup plus lentes comme « Suave », « Loco Por Tu Besos ».
Mais leur point commun, c’est qu’elles sont toutes un hymne à la musique, à la vie, à Cuba. C’est ce qui caractérise et distingue les écrits de Manolito Simonet. Il reste correct tout en s’inspirant du langage de la rue, ce dit populaire mais sans grossièreté ni vulgarité et ne veut faire aucune concession, ni aucun mauvais goût : pour être « populaire, il n’est pas nécessaire de tomber dans des concessions de mauvais goût ». Il obtiendra même pour le texte de la chanson « Llegó La Música Cubana » le prix de poésie Nicolas Guillem.
Ces textes se veulent alors être un miroir de la vie, de la société, de l’amour. On y trouve aussi des expressions de la religion des Yorubas, la Santeria, comme dans la chanson « la raspadura » ou il fait référence à Oggun (maître des métaux, de la guerre, de la montagne et des instruments de labourage) ; ainsi que dans la chanson « fiesta de los Orishas » avec des références à Elegua (dieu des chemins, patron des croisements et gardien des portes) ainsi qu’à Orula (devin et gardien de la connaissance). De même dans la chanson « Sabrosona » il rend un hommage à la musique antologique et son clip vidéo est en noir et blanc. Il obtiendra là encore un énorme succès pour cet album « Hablando en serio ».
En effet les prix vont se succéder au fil des années. Il débute d’abord par une tournée de plusieurs mois en Colombie. Mais son envol ne se fait véritablement qu’à partir de 1994 lorsque le show télévisé « Mi Salsa » lui décernera le prix du meilleur nouveau groupe. Il sera aussi la révélation cubaine de l’année 1997.
Ainsi donc, plusieurs chansons permettrons au Trabuco de se faire connaître et deviendrons de véritables hits : « la Parranda » extrait de l’album « contra todos los pronoticos », « El Aguila » en 1999 (l’album eu une grande répercussion à Cuba ainsi qu’à l’extérieur, il reçu le prix de l’ASCAP – American Society of Composers, Authors and Publishers – dans la catégorie musique tropicale).
En alternance avec les tournées qu’ils font un peu partout (en France, en Italie, en Allemagne, en Suède, en Norvège, en Suisse, au Mexique, au Portugal, au Japon, au Pérou, à Cuba, à Montréal, à New York), ils enchaînent les albums et les titres. Le succès est toujours présent. Le Trabuco s’affirme alors comme un orchestre de danse novateur aussi bien en ce qui concerne sa qualité d’écriture que sa musique, pour preuve « Llegó La Música Cubana », « la Banda de belen », « Locos por mi Habana ».
En 1999, il reçoit grâce à « Marcando la distancia » le grand prix de musique dansante au festival du disque cubain Cubadisco. Il récidive l’année d’après avec « Se Rompieron Los Termómetros ». Quatre ans plus tard, c’est avec l’énorme succès de l’album « Locos por mi Habana » qu’il rafle le prix egrem du disque le plus vendu, le prix de la critique ainsi que le grand prix de la « musica bailable » au cubadisco devant le groupe de Juan Formell y Los Van Van avec leur album « Chapendao ». Enfin, là encore en 2007, il remporte ce fameux prix avec « Hablando en serio ». Quant à leur dernier album « Control », il semble prendre le même chemin.
Le Trabuco est alors considéré comme un des meilleurs groupes de Timba mais pas seulement car il mélange les sons, les rythmes, les instruments, les voix, ce qui lui donne sa propre sonorité, une singularité qui a fait et qui continu à faire son succès. Que dire de plus qui pourrait résumer ce groupe, peut être ça : « Huh…disciplina ».
« Los Van Van » à eux seuls c’est trois mots peuvent résumer le phénomène du groupe créé par Juan Formell à la fin des années 60 à Cuba. « Los Van Van » « aller de l’avant, faire plus » représente bien alors l’esprit du groupe et de son fondateur, toujours en mouvement, toujours précurseur, toujours à l’avant garde tant par sa musique, que par ses textes et même par ses musiciens eux-mêmes.
« Los Van Van » c’est d’abord des musiciens (et pas n’importe lesquels !!). A l’origine, il est le fait d’un homme, Juan Formell qui quitta l’Orquestra Revé avec plusieurs autres membres de ce groupe, tel que César « Pupy » Pedroso (pianiste, arrangeur, compositeur). On y trouve également José-Louis Quintana « Changuito » timbalero, mais aussi Miguel Angel Rasalps au chant, Blas Egües à la batterie, le flûtiste José Luis Cortès, Julio Norona au guiro…
Les fondateurs de Los Van Van, Juan Formell, Pupy, Changuito ont commencé très tôt à jouer. Ils ont chacun à leur manière marqué la musique cubaine, faisant de ce groupe un lieu de création et d’innovation formidable, ils développent un nouveau genre, le songo et qui adoptera dans les années 1990 la timba, dernier né des genres musicaux cubains. Changuito par son jeu et ses apports au niveau rythmique, Pupy par ses arrangements, son jeu au piano et ses compositions.
Quant à Juan Formell, bassiste, compositeur, arrangeur et directeur des Van Van, il est considéré comme une des figures emblématiques de la musique cubaine. Né le 2 août 1942, il commencera assez vite sa carrière professionnelle. En 1957 il est déjà musicien dans des orchestres de cabaret, à la radio et à la télévision. En 1959, il intègre la Banda de Musica de la Policia Revolutionaria ; en 1965 l’Orquestra Rubalcaba ; puis en 1966 l’Orquestra Peruchin, enfin en 1967 l’Orquestra Revé. Ses idées révolutionnaires sur la musique et son goût du renouvellement l’entraîne alors à créer son propre groupe : les « Los Van Van », investigateur de la Timba.
Marquée par différents types de musique, leur charanga (puisque c’en est une au départ) va se moderniser rapidement et intégrer très vite de nouveaux instruments et de nouvelles voix.
En effet, influencé par Elio Revé et voulant aussi s’en démarquer, Juan Formell, grâce à Pupy et à Changuito, donne une importance plus grande à la basse et rend plus percussives les attaques au pailas, mais aussi les tumbaos de piano. En 1982, il intègre les trombones et c’est Edmundo Pina qui en accentuera l’agressivité du son. Il donnera aussi un rôle plus important au synthétiseur grâce à Boris Luna (ex membre du groupe d’Isaac Delgado). Voulant aussi développer la polyphonie des voix, il intègre plusieurs chanteurs dont Pédrito Calvo.
Cependant au fur et à mesure des années, des changements s’opèrent au sein même des musiciens, l’incontournable Pupy, le géant Changuito, Pédrito Calvo et d’autres partent pour former leur propre groupe ou tenter une carrière en solo.
Samuel Formell, son propre fils, remplacera alors avec talent Changuito à la batterie ; Roberto « Cucurucho » Carlos (ex membre de la Charanga Habenara) remplacera, lui, Pupy. Quant au chant, le groupe se voit attribuer d’un quatuor de voix hors norme, voix qui seront plus performantes dans les improvisations de type soneras que comporte le songo.
Juan Formell fera appel à Abdel Rasalph (lui-même fils d’un membre fondateur de Los Van Van) et à Yenisel Valdez (ex membre du groupe NG la Banda). Viennent s’ajouter aussi Mario « Mayito » Rivera, qui fut aussi pendant longtemps percussionniste, bassiste et Roberto « guayacan » Hernandez (ex membre du groupe de Pachito Alonso). Quatre voix, quatre personnages charismatiques qui font une partie du succès de Los Van Van actuellement.
« Los Van Van » c’est aussi une musique, toujours en évolution, un son particulier, un nouveau rythme. C’est le « songo » qui est le résultat de l’alliance et du travail de Juan Formell, Pupy et surtout Changuito. C’est le mélange entre les rythmes et les sons traditionnels cubains et caribéens avec des influences du rap, du rock, des musiques brésilienne, du merengue grâce à l’ajout de nouveaux instruments tel que le synthétiseur et la batterie.
Juan Formel définit alors le songo comme tel : « une synthèse de son et d’autres rythmiques tirées du vaste arsenal afro-cubain qui habite nos racines. Et, bien sûr, cela inclut notre sonorité actuelle. » Bohemia magazine (Havana City), 1972. Il s’agit donc d’un son et d’un rythme nouveau mais toujours cubain.
Cependant, cette évolution ne s’est pas fait en un seul jour. C’est un long processus de recherche entre ces trois hommes. D’abord Changuito, qui a bénéficié du travail de Blas Egües (le premier batteur de Los Van Van).
Il développera alors principalement le songo au travers de nombreuses variations dans le jeu des congas et des timbales (qui emploient une grosse caisse – qui ajoutée au cross stick est un élément déterminant, jouant généralement le contretemps du deuxième temps de chaque mesure (en 4/4) – parfois une caisse claire et un tom basse). Les cloches et le cross stick sur le tom basse des timbales jouent aussi leur rôle, tout comme le jeu des congas, plus syncopé que dans le Son montuno.
Il faut ajouter aussi à cela le jeu de la basse par Formell et du piano par Pedroso. Ce dernier y développera un style unique et deviendra le roi du tumbao. Influencé par son père, ainsi que par d’autres musiciens, il envisagera le tumbao à sa manière, différents des autres :
« C’est que, je me suis rendu compte, comment les autres font le Tumbao et moi je le fais de manière différente. Cela a été mon idée à partir de celle de mon père de faire le Tumbao d’une certaine façon, je me suis dit : Si j’ai un accord complet, - un accord à 5 notes, 4 notes – et si j’ai ces 4 notes pour faire un Tumbao pourquoi utiliser seulement une seule note (NDLR : main droite et main gauche jouent la même note à l’harmonique). C’est cela qui se faisait, les gens n’utilisaient qu’une seule note à la fois. Alors que ce je fais moi, je répartis les 4 notes (NDLR : il harmonise le tumbao à la tierce ou à la quinte, en utilisant tout l’accord), je le fais comme si j’étais en train de faire un thème de Bach », Interview de Cesar « Pupy » Pedroso pour Baila en cuba 2006.
c’est tout ça réuni, le travail de ces trois hommes ( « Quand je (Pupy) composais un numéro pour Los Van Van, le premier du groupe que j’appelais c’était Changuito et après seulement on le chantait à Formell, je réécrivais souvent le Tumbao. Parfois c’est lui qui le réécrivait car Formell devait aussi chanter et il devait s’accommoder à la fois du chant et du jeu de la basse, si bien que il y a beaucoup de fois où il a fallu simplifier le mouvement de l’instrument. » Interview de Cesar « Pupy » Pedroso pour Baila en cuba 2006) qui forme le songo, un groove particulier, un son propre à Los Van Van qui influencera d’autres groupes et révolutionnera la musique cubaine. Il ouvre la porte aux changements et à la Timba.
Après plusieurs années d’innovation avec le songo et toujours en accord et à l’écoute des musiques qui les entourent (le funk, le rap, le rock, le rnb, les rythmes afro-cubains…), le groupe se dirige alors presque naturellement vers la timba qui en découle littéralement. Il sera donc à l’origine d’un grand nombre de succès comme pour la chanson « Esto te pone la cabeza mala » dans laquelle il énonce les différentes influences qui font la timba : « Timba con Rumba y Rock, Mambo con Conga y Pop. Salsa con Mozambique, y Clave de Guaguanco ! Cumbia y Congas con Swing, Songo con Samba y beat, Merengue con Bomba y Son, y Clave de Guaguanco. » ; et produira cinq des plus grands albums de Timba.
Mais la grande force de ce groupe s’est aussi de ne pas être enfermé dans un seul et même style. Dans ses chansons, on peut passer du son (« hay mujeres » « me mantengo ») à la timba (« Tim Pop Con Birdland - Yes ») mais aussi au songo, à la rumba (« Soy todo» songo rap ; « de la habana matanza » rumba songo ; « la habana si » songo).
« Los Van Van » c’est également des textes. C’est Juan Formell, qui pendant longtemps, presque 20 ans, restera le seul auteur du groupe et ce n’est qu’au début des années 1980 qu’il laissera la porte ouverte à d’autres compositeurs comme Rodulfo Vaillant, Marisol Ramirez, Evaristo Aparicio ; mais aussi à ces propres musiciens tel que José Luis Cortès, Pédrito Calvo et surtout César « Pupy » Pedroso. Ce dernier composera plusieurs grands titres de Los Van Van : « Ni bonbones ni caramelos », « La bomba soy yo », « Temba, Tumba, Timba », « El negro esta cocinando »…
Juan Formell, dans ses textes et dans sa musique, reste aussi toujours très proche des gens, de leurs préoccupations, de leur vie, de leur culture et de leur danse. En effet, jusque dans le nom de son groupe, il fait référence à une expression cubaine « de que van van » « ils vont vraiment aller » ou alors « il vont vraiment le faire » qui se rattache à un slogan de 1969 « loz diez milliones van » (les 10 millions vont…) concernant la prévision de la plus grande récolte de canne à sucre du pays. Il en fera alors « Los Van Van ».
Dans les textes, il dépeint donc les difficultés de la vie et du quotidien à Cuba, de véritables chroniques sociales. On y trouve entre autre :
Le problème de la surpopulation dans la capitale « La Habana no aguanta mas », « La Habana si » ;
Le problème du niveau de vie « Por encima del nivel » et de la formation professionnelle « de 5 a 7 ».
Mais ce n’est pas tout, on y rencontre aussi les thèmes de l’amour, de la vie, mais aussi de la santeria comme dans la chanson « soy todo ». Celle-ci fut la première composition de Juan Formell concernant cette religion, adaptée d’un poème d’ Eloy Machado « El Ambia ». Il y invoque les dieux de la religion Yoruba, ici, plus particulièrement Orula : devin et gardien de la connaissance :
« Yo soy el poeta de la Rumba…. Soy la mision de mi raiz, la historia de mi solar…Soy Arere, Soy conciencia, Soy Orula…Soy los tambores bata, Soy la clave, soy el quinto, y el pregon, Yo soy Van Van, Yo soy Cuba…te prometo que la esencia del Yoruba yo, Siempre la defenderé, Amparame, protégeme, ayuadame !… » ;
« Je suis le poète de la Rumba…Je suis la mission de mes racines, l’histoire de mon îlot…Je suis Arere, Je suis conscience, Je suis Orula…Je suis les tambours Bata, Je suis la clave, je suis le quinto et le crieur, Je suis Van Van, Je suis Cuba…Je promets que l’essence Yoruba je la défendrai toujours, Protège moi, défend moi, aide moi… ».
Par la suite d’autres chansons suivront sur le même thème. C’est un retour aux valeurs ancestrales, à sa culture. Il y défend les racines de la musique cubaine. On peut aussi noter ici que les textes changent au fil des années en fonction de la musique et de son évolution : songo (avec des paroles plus engagées), timba (avec plus d’expressions lucumi – le Yoruba cubain – et avec plus de référence à la santéria); chaque avancé apporte un plus et ses caractéristiques : passage de paroles « rappées », passage de paroles « rockées ». La manière même de chanter n’est pas la même.
C’est aussi grâce à cette diversité dans la musique et dans les textes, au fait d’être toujours à l’affût de la nouveauté qui leur permet de perdurer. Ils en ont même fait une chanson : « Pasan los anos y seguimos, ahi…, que tiene Van Van que sigue ahi, ahi, asi » ; « Les années passent, et nous continuons toujours ».
Enfin après 40 ans, cette année, de vie, de musique, de scène internationale (l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique), de prix (un grammy award en 2000 pour le disque « Llego Van Van ») Los Van Van est toujours considéré comme un des groupes fondamentaux et des plus important de la musique cubaine. Bien que beaucoup en soit parti et que Juan Formell laisse peu à peu sa place à son fils, ils (Formell, Pupy et Chanquito) en resteront toujours l’âme.
Discographies :
Juan Formell y Los Van Van volume I à XV
La ultima en vivo
De Cuba Los VAN VAN
¡Ay Dios Ampárame!
Disco AZUCAR
Juan Formell y Los Van Van “Grandes Exitos”
Te Pone La Cabeza Mala
Van Van 30 Aniversario. Disco 2
Van Van 30 Aniversario. Disco 1
The legendary Los Van Van. “Vanvaneate” Vol. II
The legendary Los Van Van.
Llegó Van Van - Van Van is Here
The Best of Juan Formell y “Los Van Van”
En el Malecón de la Habana.
Chapeando
Aqui el que baila gana DVD
Arrasando
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 16:32
Parler de la Charanga Habanera est simple et complexe à la fois, un peu comme leur musique. A Cuba, ils sont considérés comme un groupe de jeune, alternatif et provocateur. Ils sont aussi un des groupes investigateur de la timba cubana. Par leur musique, il nous transporte dans le cœur de Cuba, de la salsa et de la danse.
En effet quoi de plus important pour les cubains. Les enfants apprennent à danser avant de parler. Le rythme fait partie de leur vie. Chaque pas exorcise misère, privations et pénuries. Rien ne parait altérer leur énergie. Ces coups de hanche, ce tremblement qu’on appelle là-bas « el trembleque », c’est l’expression de l’amour, du sexe, de la joie, et de la colère qui s’exprime au travers la musique.
Mais revenons en à leur formation. Au départ, il ne s’agit que d’une charanga, un ensemble musical incluant plusieurs instruments. Celle-ci est alors créée en 1988 par Bernard Lion, directeur des spectacles du Sporting Club de Monaco. Autour de Gerardo Aguillon, il réunira d’autres grands musiciens comme le violoniste David Calzado et le flûtiste Jorge Emilio Maza. Elle interprétera alors pendant 5 ans, en première partie de grandes stars internationales, tous les standards traditionnels des années 40 et 50. C’est de la charanga instrumentale pure. Mais dés 1989, des changements interviennent dans la composition du groupe. Sont engagés alors Pedro César Fajardo, violon et Juan Carlos Gonzalez, timbales. Très vite David Calzado devient le pilier incontournable du groupe et procèdera à plusieurs modifications.
Il intègre trompettes (Victorino Patteron, Leonel Polledo), violoncelle (Pedro Pablo Gutiérrez), saxophone. Il rajoute un troisième violon, confie le piano a Picayo et la basse a Louis Quinones. Les percussions comprennent timbales, bongo et congas.
Par la suite, il supprimera les violons, intègrera différents chanteurs comme Leo Vera, Louis Alberto Leya, Michel Maza Màrquez, Dany Lozada. D’autres changements interviennents quant aux musiciens. Mais, le plus grand bouleversement se produit en 1998.
Au milieu de l’année, David Calzado se sépare des membres du groupe.
Ces derniers forment alors la Charanga Forever, qui sera dirigée par Pedro Pablo Gutiérrez. Celui-ci, après un album avec la Charanga Forever, fondera son propre groupe. Le chanteur Dany Lozada enregistre, lui, un album et tente une carriere en solo.
Quant à David Calzado, propriétaire du nom « Charanga Habanera », il réunira d’autres musiciens aussi talentueux autour de lui pour former la nouvelle « Charanga ». Là encore le groupe évoluera et ne restera pas tel qu’il est.
Il comprend quatre nouveaux musiciens venu du groupe « Los Chicos de la Salsa »: Tirso Duarte (aussi bien chanteur, compositeur que pianiste), le bassiste Randolph chacòn, le timbalero Yulién Oviedo et Aned Motta.
On y trouve également : les trompettistes Junio Valdes, Juan Manuel Jimenez; Helder Rojas aux claviers; les chanteurs Carmelo Llanes, Dantes Cardosa, Leonid Torres, Noel Diaz ; les frères Orlando et Lazaro Mengual-Abru aux congas et au bongo; et le saxophoniste Osmany Collado.
Plus tard, en fin d’année 2005, le percussionniste Yulién Oviedo partira. D’autes chanteurs interviennent comme Leo
Garrigo.Ainsi donc, la charanga Habanera est un groupe en perpétuel mouvement. Ces changements qui font aussi sa richesse lui permette alors de se renouveler et de perdurer.
Au cours des dernières années, elle sortira plusieurs albums :
Discographie:
• Fiebre de amor (Me sube la fiebre), 1992
• Hey you loca, 1994
• Pa’que se entere la habana, 1996
• Tremendo delirio, 1997
• Charanguero mayor, 2000
• Chan chan charanga, 2001
• Live in the USA, 2002
• Marina quiere bailar, 2003
• Soy cubano, soy popular, 2003
• Charanga light, 2004
• El ciclon de la habana, 2005
• El rey de los charangueros, 2007;
Et marquera la scène cubaine, internationale, ainsi que la Timba.
En effet d’une charanga au son pur, elle deviendra un groupe de Timba. Influencée par des groupes annonciateur tel qu’ « Elio Reve y su son, Juan Formell y los van van, NG la banda », elle contribuera par la richesse de ses musiciens et de sa musique au développement de ce nouveau son musical qu’est la Timba (tintée de salsa, son, rumba, conga mais aussi jazz, rock, funk, rap et même pour certains de musique classique).
Elle travaillera aussi avec de grands compositeurs, initiateurs de ce mouvement:
Giraldo Piloto (me sube la fiebre), Isaac Delgado (El pregon del chocolate), Manuel Gonzalez (Te la voy a liquidar, Para el llento), Leonel Limonta (Extraneos ateos); ainsi qu’avec les musiciens et membres du groupe eux même tel que
Gonzalez, Juan Manuel Arranz, Dany Lozada, Tirso Duarte…
Mais c’est aussi grâce à ces textes et à son jeu de scène qu’elle parvient à toucher le public, non sans quelques difficultés. En effet, en 1997 lors du festival mondial de la jeunesse à Cuba, auquel elle participe, ses musiciens demandèrent que les barrières de protection les séparant de leur public soient enlevées et assurèrent le spectacle avec un jeu de scène très suggestif comme à l’accoutumé.
Elle sera alors jugée trop provocante et son show ne sera pas retransmis à la télévision pour cause de vulgarité et d’attitudes obscènes « excès verbaux et scéniques ». Les médias ne l’épargneront pas. Ainsi Alina Pereira, journaliste au Juventud Rebelde publiera : « un art bien exécuté et respectueux des valeurs plaît au peuple qui ne se trompe jamais, ni sur la musique, ni sur le contenu, ni sur l’esprit de cet art. Il ne faut jamais baissé la garde, parce qu’on a fait cette révolution pour combattre toute forme de délinquance et de vulgarité ».
La charanga habanera sera alors interdite de scène à Cuba pendant six mois et David Calzado contraint de faire des excuses publiques. Tout ceci ne les arrêtera pas, au contraire leur popularité en sera renforcée.
Son ton toujours provocateur, ses thèmes (principalement la santeria, le tourisme et ses excès, la sensualité des femmes, le sexe, la pauvreté…comme dans la chanson « El Boni » ou il est question du manque d’argent :
« El Boni esta palma’o
El Boni esta palmiche
El Boni es una pasta mamy
Pero palma’o pa’que te sirve »
« Le Boni est « sans un »
Le Boni est sans le sous
Le Boni est un mec super, chérie
Mais s’il est fauché, il te sert à quoi? »)
Toujours proche des difficultés de la populations et surtout de la jeunesse cubaine sont même plutôt fédérateur.
A tel point que le vocabulaire de certaines de leurs chansons sera repris par la rue et intégrer dans le langage courant (comme dans la chanson El Temba où il est question d’argent plus particulièrement de dollar El « Wanikiki » « güaniquiqui » ; où El « Papiriki » « Papirriqui » signifie un homme attractif riche et d’âge mûr et El Temba le petit chéri, touriste, de 30 à 50 ans).
La charanga habanera fait aussi parfois référence dans ces chansons à d’autres groupes de salsa et de timba comme dans la chanson « charanguero mayor » où elle fait un lin d’œil à plusieurs artistes cubains et internationaux :
« Dantes: es que yo soy
el que te llena tu crucigramas
el que te canta por las mañanas
quien manda flores a tu ventana, ay, nene
ése es soy yo » (référence à « Somos lo que hay » de Manolín) ;
« Coeur: dale mambo! (référence à « Girl from Ipanema » de Jobim)
eh eh eh eh
eh eh eh eh
saca tu patente, goza » (référence à « Camina pa’que te conozcan » de Los Van Van) ;
« Coeur: no woman no cry (référence à Bob Marley)
Noel: woman no cry
Cœur: no woman no cry
Tirso: pero mujer, no llores más
Cœur: no woman no cry
Aned: mira tu Charanga Habanera
Cœur: no woman no cry
Noel: no no no no no no no no no no nooooo ».
Enfin et pour finir, leurs musiques rythmées et leurs spectacles décapants où les musiciens s’échangent leurs instruments, où leurs chorégraphies (que certains comparent à un boys band) suggestives, sexuelles sont quand même délirantes, ont enflammé et déchainent encore depuis près de 20 ans les plus grandes scènes du monde entier.
Définition de la charanga : c’est un ensemble musical incluant piano, violon, violoncelle, guiro, clarinette, flûte, contrebasse et timbales. Ce type de formation a d’abord joué des danzones avant de jouer ensuite du chachacha, de la salsa. Les orchestres de timba ont une structure proche de la charanga, mais avec des éléments nouveaux et modernes.
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 23:51
Musicien percussionniste, voyageur dans l’âme, VINCENT CHOBLET est passionné de percussions ethniques depuis 1980. Il a longuement étudié les percussions et l’ethnomusicologie auprès des plus grands maîtres des cultures Afro-Carribéennes. C’est ainsi qu’à travers ces nombreux voyages (Cuba, Brésil, Afrique) il a eu la chance de côtoyer et d’accompagner les plus grands percussionnistes, certains de renommée mondiales et d’autres moins reconnus mais tout aussi talentueux qui lui ont donné une grande partie de leur savoir. Il connaît alors les percussions Africaines, notamment la culture Mandingue (Djembé, Doum) mais aussi les Percussions Diola comme les Bougarabou et est devenu spécialiste des percussions Afro-Caraïbes, en particulier celles de Cuba et du Brésil, dont il joue la majorité des instruments traditionnels et populaires.
Grand pédagogue, il anime aussi des ateliers de percussions pour enfants, adolescents et adultes depuis de nombreuses années, ainsi que les ateliers de la Casa Musicale de Perpignan en Percussions Cubaines (populaires, traditionnelles et folkloriques) et Comparsa (Répertoire traditionnel de rue pour percussions et cuivres). Depuis 2004, il dirige également le Steel Band de Perpignan. Enfin il intervient sur des stages internationaux comme pédagogue lors de Festivals tels que Vic-Fezensac (tempo Latino) ou Marrakech (Festival International Universitaire de Musique) et joue dans différentes formations telles que :
Kaïamb Trio Jazz in Toulouse ( CD en 99 );
Violeta Duarte Cie ( CD en 2000 « Comme ça chantent les enfants du monde » et en 2005 « Passitôt »);
Ainsi que dans de nombreux spectacles avec des groupes de Son Cubano, de Salsa et de Latin-Jazz.
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 21:45
Alex Velasco commence les percussions 1990 accompagne des groupes de flamenco . 1993 s’interresse à la musique bresillienne et travaille avec quilombo batoucada montpelier .1994 cachito /salsa/ ..1995 stage de percussions au venezuela / fondation bigote caracas./ .1996 .flor do brazil / quartet/ …1997 alazar /fusion marocaine/ …1998 cofondateur batoucada / managua/ . 1999 premier stage a cuba havane avec roman diaz..2000 son de cuba /quintet salsa/ . 2001 stage percu havane avec /ernesto vilareal / 2002 soni doro quintet jazz latin avec rene nan …2003.stage choronie venezuela …2004 duo percu dj /festival de cinema cannes/ …2005 concervatoire havane cuba le cnca . . 2006 projec lafaille /groupe electo/…2007 violeta duarte / chanteuse argentine / ..2008 cofondateur de colectif naima / maroc / . 2009 duo latin jazz / tournee martinique pc 212 /
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 19:13
Alexander Carbò :
Alexander est natif de l’île de la Jeunesse à Cuba. Il commence à étudier la danse classique et moderne à l’âge de 10 ans. Plus tard il découvre une passion pour la danse afro-cubaine, ce qui l’amène à étudier à la Havane à la Escuela Nacionale de Arte (ENA). 1er danseur du ballet d’une compagnie de danse qui lui permet de travailler dans les plus grands villages touristiques de la Chaîne Gran Caribe et Sol Club. Il arrive en Italie en 2001 où il commence sa carrière de professeur de salsa, danseur et chorégraphe. Il participe aux plus grands événements du monde latin en Italie ainsi qu’à plusieurs émissions télévisées autour de la danse. Il est également appelé régulièrement comme professeur et comme juge dans les plus grandes compétitions de danses en Italie.
Alexander est le partenaire de danse de Yunaisy, avec qui ils ont monté un spectacle de danses cubaines.
» Escrito en Biographies por Salsatimba a las 19:05
Yunaisy est issue d’une famille ou la danse était le mot d’ordre. Elle débuta très tôt la danse et intégra à l’age de 7 ans l’Ecole Expérimentale du Ballet de la TV cubaine. A 9 ans elle entre dans l’Académie Elémentaire de Danse Classique. Plus tard elle sera diplomée de la Escuela Nacionale de Arte (l’ENA) et de la Escuela Nacionale de Espectaculos Musicos (l’ENEM) ou elle a reçu un diplôme comme chanteuse, comédienne et danseuse de comédie musicale.
Aujourd’hui elle vit en Italie ou elle enseigne les danses cubaines. Elle a également reçu en Italie de la Fédération Danses de Sport (FIDS) italiennes, le diplôme de Professeur et Juge de Compétition pour les valeurs artistiques. Elle danse dans la troupe des Latin Black et participe à tous les plus grands festivals de Salsa en Italie et un peu partout dans le monde (elle était au CUBAMEMUCHO Toulouse 2008 !).
Yunaisy, c’est un cocktail d’énergie, de grâce, de simplicité et d’humour qui ne laisse personne indifférent !